Three quarters of workers not on track for ‘moderate’ pension income, report suggests
Plus de trois quarts des travailleurs ne sont pas sur la bonne voie pour un revenu modéré à la retraite, indique un rapport
Three quarters of workers not on track – Une organisation professionnelle des pensions a alerté sur le fait que trop de personnes risquent une “chute brutale des revenus” à la retraite, avec plus de trois quarts des travailleurs ne s’approchant pas suffisamment du niveau de revenu nécessaire pour mener une vie “modérée”. Selon un nouveau rapport publié par Pensions UK, un mode de vie modéré coûte en moyenne 32 700 livres sterling pour une personne seule et 45 400 livres sterling pour un couple. Cependant, le calcul montre que seulement 23 % de la population active sont en mesure de réaliser cet objectif.
Les dépenses croissantes ont poussé le coût de la retraite à la hausse, soulignant ainsi le besoin d’actions supplémentaires pour renforcer les épargnes de retraite. Le rapport précise que le seuil minimal de revenu pour une vie de base coûte environ 13 900 livres sterling par an pour une personne isolée et 22 500 livres sterling pour deux personnes. En revanche, un mode de vie confortable nécessite un revenu annuel estimé à 45 400 livres sterling pour une personne et 62 700 livres sterling pour un couple. Ainsi, selon Pensions UK, seuls 9 % des travailleurs sont en position de toucher ce niveau de revenu.
Les calculs basés sur des données académiques
L’organisation professionnelle cite des calculs développés indépendamment par le Centre de recherche en politique sociale de l’Université de Loughborough. Ces données sont conçues comme un guide pour aider les individus à planifier leurs économies de retraite. Le seuil minimal est établi en tenant compte de dépenses comme les courses hebdomadaires pour une famille, un week-end de vacances en Grande-Bretagne, un repas en extérieur par mois et quelques activités de loisir abordables deux fois par semaine.
D’après le rapport, 82 % des travailleurs pourraient atteindre ce seuil de base. Cependant, un nombre nettement plus faible parviendra à dépasser ce niveau. « Beaucoup moins de personnes se situent au-delà de ce seuil. Cela ne correspond pas à ce que les citoyens attendent pour leur avenir. Sans intervention, trop d’entre eux risquent de connaître une baisse brutale des revenus au moment de la retraite », explique Zoe Alexander, représentante de Pensions UK.
Le rapport souligne que les niveaux de revenu requis ont augmenté par rapport à l’an dernier, principalement en raison de la hausse des coûts liés aux aliments et aux sorties sociales. Ces augmentations s’alignent globalement sur l’inflation, bien que les dépenses liées au logement soient exclues. « Cela signifie qu’il est crucial pour chaque individu d’utiliser ces indicateurs comme repères et d’ajuster ses propres estimations, surtout lorsque les coûts immobiliers jouent un rôle clé », ajoute Pensions UK.
« Beaucoup moins de personnes se situent au-delà de ce seuil. Cela ne correspond pas à ce que les citoyens attendent pour leur avenir. Sans intervention, trop d’entre eux risquent de connaître une baisse brutale des revenus au moment de la retraite », explique Zoe Alexander, représentante de Pensions UK.
Le rapport propose que les travailleurs, les employeurs et le gouvernement fassent des efforts conjugués pour inciter une meilleure épargne en vue de la retraite. L’année précédente, le gouvernement a annoncé la relance de la « commission Turner de pension », créée en 2006 sous la précédente administration travailliste et qui a entraîné la mise en place de l’inscription automatique aux économies de retraite. Les ministres, ainsi que le rapport provisoire de la commission, soulignent que les individus ne conservent pas assez d’épargne pour les années à venir.
D’après les données du gouvernement, les retraités actuels ont un revenu moyen qui représente une baisse annuelle de 800 livres sterling, ou 8 %, par rapport à ceux qui prendront leur retraite dans 25 ans. En outre, les chiffres de l’administration fiscale indiquent que les femmes épargnent en moyenne la moitié du montant que les hommes accumulent dans leurs comptes de retraite. Une étude menée par la plateforme d’investissement AJ Bell révèle que l’âge à partir duquel les femmes commencent à être en retard par rapport aux hommes dans l’épargne de retraite est de 28 ans.
Un appel à l’action collective
Pensions UK insiste sur la nécessité de mesures collectives pour réduire le risque d’une baisse soudaine des revenus à la retraite. L’organisation met en avant que les cotisations obligatoires, comme celles introduites par la commission Turner, sont essentielles pour garantir une épargne suffisante. Malgré cela, des défis persistants subsistent, notamment pour les travailleurs ayant des coûts de logement plus élevés ou des attentes de vie plus exigeantes.
Le rapport souligne également que les disparités entre les genres restent un sujet critique. Les femmes, confrontées à des carrières souvent plus courtes ou à des rémunérations inférieures, se retrouvent dans une situation plus précaire en matière d’épargne. En conséquence, l’accent est mis sur la nécessité de politiques adaptées, tant pour les individus que pour les employeurs et le gouvernement, afin de combler ce déficit et de permettre une retraite plus sereine.
Avec l’augmentation continue des coûts de la vie, l’urgence de prendre des mesures supplémentaires est devenue plus pressante. Les indicateurs de Pensions UK montrent que le seuil minimal est désormais plus accessible, tandis que le niveau modéré et confortable exige des efforts plus importants. Le gouvernement, en collaboration avec la commission Turner, cherche à renforcer les mécanismes d’épargne, mais la question reste de savoir si ces initiatives suffiront à répondre aux attentes actuelles des citoyens.
En résumé, le rapport met en lumière une insuffisance généralisée dans les épargnes de retraite, avec un risque accru de perte de revenus pour les travailleurs. L’organisation appelle à une collaboration entre les différents acteurs pour assurer une retraite stable et respectueuse des besoins financiers futurs. Les chiffres, bien qu’inspirés par des données académiques, doivent être mis à jour régulièrement pour refléter les réalités économiques changeantes.
